
Par Farhat Mehenni
La décision soudaine et unilatérale prise par l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis repose, entre autres justifications, sur le prétexte d’un prétendu soutien émirati au « Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie » (MAK).
Pour notre part, nous sommes habitués aux accusations mensongères proférées par le régime algérien militaro-colonial à l’encontre de la Kabylie et du peuple kabyle.
L’Algérie croit pouvoir dicter sa politique diplomatique aux Émirats arabes unis, tout comme elle prétend pouvoir imposer ses orientations à tous les États et peuples dont les intérêts ne coïncident pas avec les siens. Cette pratique relève de ce que l’on peut qualifier de « terrorisme diplomatique », une démarche qui est tout simplement inacceptable.
Les Émirats arabes unis sont un État souverain et disposent du plein droit de définir leurs choix et leurs orientations diplomatiques, qu’il s’agisse de leur soutien à la marocanité du Sahara, de la normalisation de leurs relations avec Israël ou encore de leur appui à des causes qu’ils considèrent comme justes.
De son côté, la Kabylie a elle aussi le droit d’exercer sa souveraineté politique et de rechercher des soutiens à sa déclaration d’indépendance proclamée le 14 décembre 2025, dans le but de mettre fin à la domination algérienne sur son territoire.
Après le terrorisme politique exercé contre la Kabylie depuis 2021, marqué par de graves violations des droits humains, notamment des arrestations arbitraires, des actes de torture et des condamnations prononcées à l’issue de procès expéditifs, ainsi que par des incendies meurtriers, le régime algérien tente désormais de recourir à ce que l’on pourrait appeler le « terrorisme diplomatique » afin de contraindre d’autres États à se soumettre à sa volonté. La Tunisie en constitue un exemple particulièrement préoccupant.
La République fédérale de Kabylie affirme son soutien aux États que l’Algérie cherche à réduire au silence et condamne les crimes commis par cette dictature à l’encontre du peuple kabyle.
Le monde est témoin de la dangereuse dérive empruntée par la diplomatie algérienne, tout comme il est témoin de sa politique répressive et criminelle à l’égard du peuple kabyle.




