Le ministre espagnol Óscar Puente : les documents déclassifiés sur Ceuta ne prouvent aucune organisation marocaine de la tentative d’entrée collective

ALDAR / Iman Alaoui
Le ministre espagnol des Transports et de la Mobilité durable, Óscar Puente, a affirmé que les documents déclassifiés par le gouvernement espagnol concernant les événements survenus dans la ville de Ceuta ne fournissent, selon l’examen effectué par son équipe juridique, aucune preuve d’une quelconque organisation marocaine de la tentative d’entrée collective dans la ville.
Óscar Puente a expliqué que les informations contenues dans ces documents indiquent, au contraire, que les appels à tenter de franchir la frontière avaient été diffusés et organisés via les réseaux sociaux, profitant de la mobilisation des autorités marocaines à cette période pour assurer la sécurité et l’organisation des célébrations de la Fête du Trône.
Le ministre espagnol a également précisé que les avertissements les plus précis concernant le risque d’une tentative de franchissement collectif étaient parvenus aux autorités seulement quelques heures avant les événements. Ils consistaient principalement à alerter les agents chargés de la surveillance de la frontière de l’existence d’appels circulant sur les réseaux sociaux invitant à franchir la frontière à la nage, ainsi qu’à évaluer l’ampleur des groupes relayant ces appels.
Concernant les critiques visant l’action des services de sécurité marocains durant les premières heures de la tentative d’entrée, Óscar Puente a indiqué que les raisons de ce qui a été décrit comme une « passivité de la police » n’avaient pas fait l’objet d’une explication unique et définitive. Plusieurs hypothèses ont été avancées, notamment celle d’un manque d’effectifs policiers, une partie des forces étant mobilisée à ce moment-là pour assurer la sécurité des célébrations de la Fête du Trône qui se déroulaient au Maroc.
Les déclarations d’Óscar Puente interviennent dans un contexte de polémique politique et médiatique persistante en Espagne autour des événements de Ceuta, notamment concernant la nature des mouvements qui avaient précédé la tentative d’entrée collective.
Selon la lecture faite par le ministre espagnol des documents déclassifiés, leur contenu souligne la nécessité de distinguer entre les appels largement diffusés sur les réseaux sociaux et l’affirmation selon laquelle il aurait existé une opération organisée par l’État marocain. Une telle affirmation, estime Óscar Puente, n’est pas étayée par les éléments disponibles.




