Washington accueille un nouveau round de négociations sur le Sahara… l’ONU réexamine le rôle de la MINURSO en vue d’un règlement politique
Washington accueille un nouveau round de négociations sur le Sahara… l’ONU réexamine le rôle de la MINURSO en vue d’un règlement politique

ALDAR/ Ghita Hafiani
Le quotidien espagnol El País révèle que la capitale américaine, Washington, accueillera au cours du mois de mai une nouvelle série de négociations entre le Maroc et le Front Polisario, dans le cadre d’efforts internationaux soutenus visant à relancer le processus politique sous l’égide des Nations unies.
Selon les informations rapportées par le journal, ces discussions s’inscrivent dans la mise en œuvre des dispositions de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée fin octobre dernier, laquelle appelle à progresser vers une solution politique réaliste, durable et fondée sur le compromis. Le texte insiste notamment sur l’option de l’autonomie et sur le rôle des parties concernées pour réactiver un processus politique resté au point mort pendant des années.
Les mêmes sources indiquent que ce nouveau round devrait être marqué par une médiation américaine active entre Rabat et Alger, dans un contexte de dynamique diplomatique accélérée menée par Washington afin de relancer des négociations directes, alors que les appels se multiplient au sein du Conseil de sécurité pour dépasser l’impasse actuelle.
Parallèlement, des discussions avancées émergent au sein des Nations unies autour d’une révision du mandat de la MINURSO, déployée depuis plus de trois décennies. Certaines parties plaident pour une réduction ou une réorientation de ses missions afin de les adapter aux évolutions politiques et de terrain, notamment dans un contexte où l’option du référendum s’efface progressivement au profit d’un quasi-consensus autour de l’autonomie, jugée plus réaliste.
Ces développements interviennent alors que le Maroc renforce sa présence diplomatique sur la scène internationale, s’appuyant sur un soutien croissant à son initiative d’autonomie présentée en 2007, désormais largement considérée comme une base sérieuse et crédible pour parvenir à un règlement du conflit.
Le choix de Washington pour accueillir ces nouvelles négociations illustre par ailleurs le poids du rôle américain dans ce dossier, notamment dans un contexte où l’administration américaine cherche à obtenir une percée diplomatique susceptible de contribuer à la stabilité de l’Afrique du Nord et de la région du Sahel.




