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El Economista : l’économie marocaine franchit un seuil de transformation majeur et s’oriente vers une surperformance durable face à l’Espagne en matière de croissance du PIB

ALDAR/ Imane Alaoui

Le journal espagnol El Economista révèle que l’économie marocaine est entrée dans une nouvelle phase décisive de son développement, après avoir dépassé ce qu’il qualifie de « seuil critique » de son modèle économique. Le Maroc serait désormais en mesure d’enregistrer, selon les projections du Fonds monétaire international, des taux de croissance du produit intérieur brut supérieurs à ceux de l’Espagne sur une période prolongée.

D’après le rapport, le Royaume s’oriente vers une croissance proche du double de celle de l’Espagne dans les années à venir, avec un rythme qui devrait rester supérieur à 4 % jusqu’en 2031. Cette dynamique serait portée par des investissements soutenus dans les infrastructures, l’essor du secteur touristique, la progression des exportations, l’amélioration de la productivité agricole, ainsi que par la montée en puissance de l’industrie automobile, devenue l’un des piliers de l’économie marocaine moderne.

Le quotidien met en avant un tournant structurel majeur dans l’appareil productif du Royaume : le Maroc génère désormais davantage de recettes à l’exportation grâce à l’automobile qu’au phosphate. Une évolution qui, selon le journal, illustre une transition qualitative vers une économie plus diversifiée et plus complexe, marquant le passage d’une dépendance historique aux matières premières vers une industrialisation avancée.

El Economista souligne également que le Maroc figure désormais parmi les économies les plus stables d’une région marquée par de fortes tensions géopolitiques, bénéficiant à la fois de sa position stratégique à proximité de l’Europe et d’une politique active d’attraction des investissements industriels, notamment dans l’automobile. De grands groupes européens tels que Renault et Stellantis, ainsi que des investissements asiatiques croissants, ont contribué à cette transformation, faisant du Royaume un acteur compétitif dans les chaînes de valeur mondiales.

Selon les données de l’Organisation internationale des constructeurs automobiles, la production marocaine dépasse désormais les 500 000 véhicules par an, avec l’ambition officielle d’atteindre deux millions d’unités à l’horizon 2030. Le taux d’intégration locale, supérieur à 60 %, renforce par ailleurs la position du Maroc en tant que premier producteur automobile en Afrique et l’un des acteurs émergents à l’échelle mondiale.

L’économiste Abdelmalek Alaoui, cité par le journal, estime que le Maroc a opéré une mutation vers un nouveau modèle économique fondé sur la transformation des contraintes en opportunités, soulignant que ce succès ne relève pas d’une « magie économique », mais d’une stratégie progressive reposant sur la valorisation du capital humain et le renforcement graduel des institutions.

Le rapport rappelle également que le Maroc, qui disposait à l’indépendance d’une administration limitée en capacités, a réussi au fil des décennies à construire un appareil administratif et économique plus performant, s’appuyant sur les compétences nationales et la formation internationale. Cela a permis le lancement de grands projets d’infrastructures, d’industrialisation et d’exportation.

Enfin, El Economista conclut que la trajectoire économique du Maroc depuis les années 1990 témoigne d’une croissance continue, avec un produit intérieur brut ayant presque triplé et une réduction significative de la pauvreté. Dans ce contexte, le Royaume apparaît, selon le journal, comme un modèle économique émergent dans un environnement régional complexe.

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