
ALDAR / Imane Alaoui
Le parquet de Bologne a ouvert une enquête judiciaire sur les circonstances du décès du ressortissant marocain Abderrahim Fkir, âgé de 43 ans, survenu alors qu’il était interpellé par la police et menotté. L’affaire a suscité une vive émotion en Italie après la diffusion de vidéos montrant une partie de l’intervention.
L’enquête vise six personnes apparaissant dans les enregistrements de l’incident, à savoir deux policiers et quatre membres des services de secours d’urgence italiens (118). Les autorités cherchent à déterminer leur éventuelle responsabilité dans les circonstances du décès, sans qu’ils ne soient, à ce stade de la procédure, inscrits au registre officiel des personnes mises en cause.
Le parquet a précisé que l’enquête a été ouverte sur la base de l’hypothèse d’homicide involontaire, une qualification juridique permettant d’ordonner l’ensemble des expertises médicales, techniques et investigations nécessaires afin d’établir avec précision les causes du décès et de reconstituer le déroulement des faits.
Les autorités judiciaires ont également indiqué que leurs investigations ne se limiteront pas à la vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux. Elles procéderont à une reconstitution complète des événements, soulignant que les images diffusées ne représentent qu’une partie de la scène. D’autres enregistrements et documents, déjà saisis par les enquêteurs, feront l’objet d’analyses approfondies dans le cadre de la procédure.
De son côté, la police de Bologne a affirmé qu’aucune décision de suspension ou de mise à l’écart des policiers et des secouristes concernés n’avait été prise jusqu’à présent. Les investigations se poursuivent dans l’attente des conclusions des expertises judiciaires et médico-légales, qui devront établir les éventuelles responsabilités dans cette affaire ayant provoqué des manifestations et des appels croissants à faire toute la lumière sur la mort du citoyen marocain.




