A LA UNEMONDE

Visite du commandant de l’AFRICOM en Algérie : un message américain ferme au régime de Tebboune et Chengriha pour cesser de déstabiliser le Sahel

ALDAR/ Imane Alaoui

Le commandant du Commandement militaire américain pour l’Afrique (AFRICOM), le général Dagvin Anderson, s’est entretenu avec le général d’armée Saïd Chengriha, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire algérienne, afin d’examiner les dossiers liés à la coopération sécuritaire et à la coordination régionale, dans un contexte marqué par de fortes tensions au Sahel et par les ingérences controversées du régime algérien, qui a fait du désordre un instrument au service de ses intérêts étroits.

WhatsApp Image 2026 04 28 at 18.18.34 1 scaled

Le communiqué officiel a évoqué le « renforcement de la coopération sécuritaire » et la « lutte contre les défis régionaux ». Toutefois, une lecture plus réaliste de cette visite laisse apparaître un message clair de Washington au palais d’El Mouradia et à l’institution militaire : l’époque où l’Algérie pouvait jouer avec la sécurité des pays du Sahel touche à sa fin, et toute poursuite des ingérences dans les affaires des États voisins ne restera pas sans conséquences politiques et diplomatiques.

L’Algérie, qui a longtemps cherché à se présenter comme une puissance régionale, est devenue ces dernières années une source croissante d’inquiétude en raison de ses politiques hostiles envers son environnement immédiat. Cela se manifeste notamment par ses tentatives d’influence sur la situation intérieure au Mali, mais aussi par la poursuite du soutien accordé à des mouvements séparatistes menaçant l’unité des États et leur stabilité. Une attitude qui suscite de plus en plus de méfiance dans plusieurs grandes capitales.

Les États-Unis savent que la lutte contre le terrorisme au Sahel ne peut aboutir tant que certains acteurs continuent d’exploiter le chaos à des fins géopolitiques dépassées. Dans ce contexte, la rencontre entre l’AFRICOM et la hiérarchie militaire algérienne peut être interprétée comme un avertissement direct : mettre fin aux manœuvres contre le Mali, respecter pleinement sa souveraineté et cesser tout rôle susceptible d’entraver les efforts de rétablissement de la sécurité.

Le message américain concerne également la nécessité d’abandonner la politique de soutien aux mouvements séparatistes, dont les conséquences n’ont produit que tensions, divisions et blocage du développement au Maghreb et en Afrique. Le monde s’oriente désormais vers la stabilité, l’intégration économique et les partenariats stratégiques, tandis que le régime algérien demeure prisonnier d’une logique de guerre froide fondée sur la fabrication permanente des crises.

L’Algérie se trouve aujourd’hui à un véritable tournant : soit elle choisit une coopération régionale responsable, fondée sur le bon voisinage et le respect de la souveraineté des États, soit elle persiste dans une stratégie d’isolement et de manœuvres qui lui a déjà coûté une grande partie de sa crédibilité et de son influence. Quant au message de Washington, il semble cette fois plus explicite que jamais : la sécurité du Sahel n’est pas un terrain d’aventures pour Tebboune et Chengriha.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page