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La programmeuse marocaine Ibtihal Abou Saad, diplômée de l’Université de Harvard, a surpris l’audience lors de la cérémonie officielle du 50e anniversaire de la fondation de Microsoft, en montant sur scène pour accuser directement Mustafa Suleyman, directeur exécutif du département de l’intelligence artificielle de l’entreprise, de complicité dans ce qu’elle a qualifié de « génocide à Gaza ».
Abou Saad, qui occupe un poste technique au sein de Microsoft, a saisi ce moment pour attirer l’attention sur son point de vue concernant le silence international face à ce qui se passe dans la bande de Gaza. Elle a exprimé ses propos publiquement, devant les employés de l’entreprise et les caméras des médias, dans une démarche qualifiée d’audacieuse et sans précédent au sein des grandes entreprises technologiques.
L’incident a suscité une large interaction sur les réseaux sociaux, certains y voyant un cri de conscience venant de l’intérieur même de l’entreprise, tandis que d’autres estiment qu’il pourrait ouvrir la voie à un débat plus large sur le rôle des grandes entreprises dans les conflits actuels.
Cet événement survient alors que les appels se multiplient pour tenir les grandes entreprises technologiques responsables de leurs décisions et de leur influence sur les affaires mondiales, notamment en ce qui concerne l’utilisation des technologies d’intelligence artificielle dans les conflits armés.