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Face au populisme les jeunesses libérales prônent la préservation des acquis

Face au populisme qui gagne du terrain dans certaines régions du monde, notamment en Afrique de l’Ouest, les jeunesses libérales estiment qu’il faut prendre le taureau par les cornes pour préserver les acquis obtenus grâce à des combats acharnés.

Elles l’ont affirmé vendredi 10 mai 2024 à Abidjan, au cours d’un panel sur le thème « Triomphe de la démocratie libérale : Rôle de la Jeunesse », pour clore le 53ème congrès de la Fédération internationale des jeunesses libérales (IFLRY).

Ce panel a réuni l’ancien secrétaire général de Li, Emil Kirjas, la présidente de l’Alyf, Kawtar Mawas, le vice-président de l’Iflry, Benjamin Fievet et le sénateur, Vassiriki Diaby.

Ils conseillent aux jeunes de participer activement aux élections pour ne pas subir la loi du vainqueur et l’idéologie véhiculé. Ils ont recommandé la formation, un pilier essentiel à tout militant pour les batailles politiques et tirer profit du réseautage.

Pour Kawtar Mawas, les causes de la montée du populisme sont imputables à la confiance détruite par les institutions dans certains pays de gouvernements libéraux et l’acceptation de l’idée que « l’Afrique n’est pas prête pour épouser les chaussons de la démocratie ».

Elle a pointé du doigt les partis politiques qui se retrouvent autour de personnes dans le style du système féodal totalitaire. Selon elle, pour des besoins de la démocratie il est nécessaire de former les jeunes, pour éviter les abus de pouvoir, l’égocentrisme, le narcissisme et l’accaparement du pouvoir.

« C’est un mirage de croire que quand on est autoritaire, on peut s’imposer forcement », s’est-elle indignée, estimant que « la formation va permettre de révéler que l’important, ce sont nos valeurs et non les personnes ».

« A la fin de la guerre, le libéralisme a triomphé, mais depuis un moment, le populisme cherche à s’imposer comme chemin référentiel pour une voie meilleure », a renchéri le sénateur Vassiriki Diaby.

Benjamin Fievet a expliqué que le totalitarisme est un muselage des libertés des personnes et des droits. « Il est donc important de faire des changements pour entretenir la flamme libérale », a-t-il indiqué, ajoutant que « cela nécessite d’apprendre de de ses succès et de ses erreurs ».

Les panélistes ont encouragé à les jeunes libéraux à mettre en priorité le camp démocratique. Le ministre Sidi Touré, président du Conseil d’administration du Centre d’études de prospectives (CEP) s’est félicité de ce panel.

« Je ne pouvais pas rater cette opportunité, ultime rencontre qui marque la fin du congrès. C’est vous les jeunes qui faites la Côte d’Ivoire, l’Afrique et le monde de demain. Je suis sûr que parmi vous, il y aura des présidents de République, des vice-présidents, parce que vous incarnez des valeurs du libéralisme et vous êtes dans la vérité », a-t-il exprimé.

Au lancement officiel de « Abidjan, capitale mondiale du libéralisme » couplé avec l’ouverture de l’atelier régional des jeunes libéraux africains, à Abidjan, Sidi Touré, a estimé que le libéralisme est la seule réponse crédible pour l’Afrique.
Source: Map

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