L’ambassadeur de Washington en Israël : Le bruit autour de l’immigration masque la véritable question… pourquoi l’Espagne est-elle toujours présente sur des terres marocaines ?

ALDAR / Iman Alaoui
Les déclarations de l’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, ont suscité une vive réaction après qu’il a estimé que le débat autour de l’immigration irrégulière s’éloignait du cœur du problème. Selon lui, les migrations constituent un phénomène humain qui a concerné tous les peuples du monde en quête d’une vie meilleure.
Mike Huckabee a affirmé que l’attention excessive portée aux flux migratoires occultait ce qu’il a qualifié de « question la plus importante » : « Que fait l’Espagne sur des terres marocaines ? », en référence aux villes de Ceuta et Melilla, situées sur la côte nord du Royaume du Maroc et administrées par l’Espagne.
Ces déclarations interviennent alors que la question migratoire entre le Maroc et l’Espagne alimente de nouveau le débat politique et médiatique, notamment en raison de la répétition des tentatives de franchissement vers les deux enclaves. Pour de nombreux observateurs, les discussions se concentrent essentiellement sur les flux migratoires et les dispositifs de sécurité, tandis que le différend historique lié à la souveraineté sur Ceuta et Melilla refait régulièrement surface.
Le Maroc affirme de manière constante que Ceuta et Melilla sont deux villes marocaines sous occupation espagnole et que leur statut demeure l’un des dossiers en suspens entre Rabat et Madrid.
Les propos de Mike Huckabee ont ainsi relancé le débat historique en déplaçant la discussion de la gestion des flux migratoires vers les enjeux politiques et géographiques de la présence espagnole dans ces deux villes marocaines, suscitant de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux ainsi que parmi les observateurs des affaires maghrébines.




