A LA UNEMONDE

Le Japon… où un retard de train de trois minutes et 20 secondes est jugé « inacceptable »…

 

 

ALDAR/ Iman Alaoui

Dans une scène qui pourrait sembler surprenante pour beaucoup à travers le monde, un touriste étranger a vécu une expérience marquante à bord d’un train dans la capitale japonaise, Tokyo, révélant un aspect fascinant de la culture japonaise fondée sur la discipline et le respect du temps.

Le voyageur raconte qu’il se trouvait à bord d’un train circulant dans Tokyo lorsque celui-ci s’est soudainement arrêté entre deux stations. Quelques instants plus tard, une annonce a été diffusée en japonais puis en anglais :
« Nous vous prions de nous excuser pour ce retard. Le service reprendra dans quelques instants. »

Selon son témoignage, l’arrêt n’a duré qu’environ trois minutes, un délai qu’il considérait comme tout à fait normal et ne méritant pas autant d’excuses. Mais la surprise est venue lorsque le train a repris sa route : une nouvelle annonce a alors déclaré :
« Nous vous présentons nos sincères excuses pour ce retard. Le train a été immobilisé pendant trois minutes et 20 secondes. Cela est inacceptable. Merci pour votre patience. »

Trois minutes et vingt secondes seulement… Pourtant, ce retard a été mesuré avec une précision extrême et qualifié d’« inacceptable ».

À son arrivée à la gare, le touriste a découvert des employés inclinant respectueusement la tête devant les voyageurs tout en leur remettant des documents officiels appelés au Japon « certificats de retard ». Ces attestations, signées et tamponnées, servent à prouver qu’un train est arrivé en retard.

Par curiosité, le voyageur en a pris un exemplaire et a découvert qu’il s’agissait d’un document officiel mentionnant précisément un retard de « 3 minutes et 20 secondes ». Lorsqu’il a expliqué à l’employé qu’il était touriste et qu’il n’avait pas besoin de cette attestation, ce dernier a semblé surpris avant de répondre :
« Mais ce retard vous a affecté, vous avez donc droit à des excuses. »

Plus tard, le touriste a évoqué cette anecdote avec un ami japonais, qui lui a confirmé que ces « certificats de retard » sont tout à fait courants au Japon, où les trains sont censés arriver exactement à l’heure prévue.
« Au Japon, trois minutes constituent un véritable retard. Arriver à l’heure signifie arriver à l’heure… et non presque à l’heure », lui a-t-il expliqué.

Son ami a également ajouté que la compagnie ferroviaire avait probablement ouvert une enquête interne afin de comprendre les raisons du retard et éviter qu’il ne se reproduise, aussi minime soit-il.

Le voyageur conclut son récit en affirmant qu’il a conservé ce certificat et l’a accroché dans son appartement comme souvenir, parce qu’il lui rappelle qu’il existe encore un endroit dans le monde où trois minutes ont une véritable importance, et où le respect du temps des autres est considéré comme une forme authentique de respect envers l’être humain.

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