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Le peuple marocain commémore aujourd’hui, 6 novembre, le 51e anniversaire de la Marche verte, qui a constitué une étape majeure dans l’histoire de la lutte nationale pour l’achèvement de l’indépendance et la récupération des provinces du Sud, tout en incarnant une vaste mobilisation populaire autour de la question de l’intégrité territoriale du Royaume.
L’idée de cette épopée nationale revient au défunt roi Hassan II, qui en avait annoncé l’organisation dans un discours historique adressé au peuple marocain le 16 octobre 1975, appelant les Marocains à prendre part à une marche pacifique en direction du Sahara. Trois semaines plus tard, précisément le 5 novembre 1975, il prononça un nouveau discours à l’adresse des volontaires, dans lequel il fixa les dernières consignes avant le départ de la marche, le lendemain.
Le 6 novembre 1975, quelque 350 000 Marocains et Marocaines répondirent à l’appel royal. Venus des différentes régions du Royaume à bord d’autobus et de camions, ils se dirigèrent vers le Sahara, munis du Saint Coran et de drapeaux nationaux, dans une scène qui illustrait le caractère pacifique de la marche ainsi que l’ampleur de la mobilisation populaire qui l’avait accompagnée.
Plus d’un demi-siècle après son organisation, la Marche verte demeure profondément ancrée dans la mémoire collective des Marocains. Elle reste un symbole de cohésion nationale et de mobilisation populaire, ainsi qu’un tournant historique à partir duquel le Maroc est passé de l’étape de parachèvement de son intégrité territoriale à un processus continu de construction et de développement.
Dans ce contexte, la commémoration revêt cette année une dimension particulière, compte tenu de sa portée politique et diplomatique, à la lumière des évolutions que connaît la question du Sahara marocain sur la scène internationale. Elle intervient quelques jours après la célébration de la Fête de l’Unité et dans le sillage des développements enregistrés au Conseil de sécurité des Nations unies concernant la résolution 2797, relative au non-renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).
Cette évolution constitue un tournant historique majeur dans le dossier, dans la mesure où elle met fin à une longue période d’impasse politique qui a marqué le différend régional autour du Sahara pendant plusieurs décennies.




