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Après une semaine de procès.. Le parquet financier français requiert quatre ans de prison contre Rachida Dati

 

ALDAR/

Le procès de l’ancienne ministre française d’origine marocaine Rachida Dati s’est achevé ce lundi 28 septembre 2026 en France, après une semaine d’audiences marquées par une tension croissante entre le parquet et la défense, dans une affaire qui suscite une importante attention dans les milieux politiques et médiatiques français.

À l’issue du procès, le Parquet national financier a requis une peine de quatre ans d’emprisonnement à l’encontre de Rachida Dati, dont deux ans ferme sous bracelet électronique, selon le quotidien « Le Parisien ». Il a également demandé une interdiction de se présenter à des élections et d’exercer des fonctions publiques pendant cinq ans, avec exécution provisoire de cette interdiction.

Sur le fond de l’affaire, Rachida Dati est poursuivie aux côtés de l’ancien PDG de l’alliance « Renault-Nissan », le Franco-Libanais Carlos Ghosn, pour des soupçons de corruption et de trafic d’influence. Le dossier porte notamment sur des honoraires d’environ 900.000 euros perçus par Dati auprès d’une société liée à l’alliance alors qu’elle était députée européenne.

Si le tribunal suivait les réquisitions du parquet lors du jugement, attendu dans les prochains mois, Rachida Dati pourrait perdre son mandat de maire du 7ᵉ arrondissement de Paris. Elle pourrait également rencontrer des obstacles dans son projet de réintégrer la magistrature, après y avoir été récemment réintégrée et alors qu’elle attend actuellement une nomination à un poste.

De son côté, l’ancienne ministre nie toute infraction, affirmant que les sommes perçues correspondaient à des prestations qu’elle avait fournies en tant qu’avocate et qu’elles n’étaient liées à aucune intervention illégale en faveur de l’entreprise.

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