A LA UNEMONDE

Le ministre israélien des Affaires étrangères : les relations avec le Maroc sont importantes dans l’intérêt des deux peuples, de nouvelles étapes convenues pour les renforcer

 

 

ALDAR/ Iman Alaoui

Les relations entre le Maroc et Israël s’orientent vers une nouvelle étape de développement institutionnel et diplomatique, à la suite de la réunion trilatérale tenue à New York entre le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, son homologue israélien, Gideon Sa’ar, et l’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, Mike Waltz. Cette rencontre a fait apparaître des signes clairs de la volonté de Rabat et de Tel-Aviv d’élargir les domaines de coopération et de consolider les canaux de communication entre les deux pays.

WhatsApp Image 2026 09 17 at 09.28.30 1 scaled

Dans ce contexte, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a dévoilé, sur son compte sur la plateforme X, les principaux résultats de son entretien avec son homologue marocain. Il a notamment indiqué que les deux parties étaient convenues de relever le niveau de leur représentation diplomatique au rang d’ambassades et de nommer des ambassadeurs dans les deux pays, tout en élargissant les liaisons aériennes directes aux compagnies aériennes marocaines, en concluant deux accords économiques avant la fin de l’année 2026 et en organisant des visites de haut niveau entre les deux parties.

Gideon Sa’ar a qualifié de « importante » la rencontre avec Nasser Bourita à New York, précisant qu’il avait également tenu un entretien bilatéral avec son homologue marocain. Il a assuré que la mise en œuvre de ces nouvelles mesures interviendrait « prochainement », exprimant l’espoir que cette nouvelle étape permette de donner un nouvel élan aux relations bilatérales.

Ces déclarations revêtent une importance particulière, dans la mesure où le passage du niveau des bureaux de liaison à celui des ambassades constituerait une avancée institutionnelle majeure dans le processus des relations maroco-israéliennes, rétablies en décembre 2020 dans le cadre des Accords d’Abraham, sous l’égide des États-Unis. Plusieurs sources ont confirmé que la réunion trilatérale de New York avait permis de parvenir à un accord sur le relèvement du niveau de la représentation diplomatique et l’échange d’ambassadeurs, ainsi que sur la reprise des liaisons aériennes directes avant la fin de l’année en cours.

La nouvelle dynamique ne se limite toutefois pas aux volets politique et diplomatique. Elle comporte également des dimensions économiques et commerciales, avec l’accord visant à finaliser, avant la fin de 2026, deux conventions relatives à la protection des investissements et à la prévention de la double imposition. Ces accords devraient offrir un cadre juridique plus clair aux investisseurs et aux entreprises, tout en favorisant le développement des échanges économiques entre les deux pays.

L’élargissement des liaisons aériennes directes, notamment à travers les compagnies aériennes marocaines, constitue également l’une des principales mesures concrètes convenues par les deux parties. Cette démarche devrait faciliter les déplacements des citoyens, stimuler le tourisme ainsi que les échanges économiques et humains, tout en renforçant les liens entre la communauté juive d’origine marocaine en Israël et le Royaume du Maroc.

Dans son message, Gideon Sa’ar a également mis en avant la dimension historique des relations entre les peuples marocain et juif. Il a souligné que les relations entre Israël et le Maroc étaient « importantes dans l’intérêt des deux peuples », tout en remerciant les États-Unis pour leur contribution au renforcement de ces liens. Dans des déclarations parallèles, il a également affirmé que l’amitié entre les peuples marocain et juif plongeait ses racines dans une histoire profonde, ajoutant que les nouveaux accords visaient à transformer ces liens historiques en initiatives concrètes dans le cadre des relations bilatérales.

La formulation annoncée par la partie israélienne à New York revêt par ailleurs une portée particulière pour le Maroc, notamment au regard du communiqué conjoint publié à l’issue de la rencontre, qui a réaffirmé, selon plusieurs rapports citant son contenu, la position des États-Unis et d’Israël en faveur de la souveraineté marocaine sur le Sahara, ainsi que leur soutien à l’initiative marocaine d’autonomie comme base pour parvenir à une solution, en la qualifiant de sérieuse, crédible et réaliste.

Les mesures annoncées à New York apparaissent ainsi comme allant au-delà d’un simple relèvement du niveau de la représentation diplomatique. Elles ouvrent la voie à une phase plus structurée et régulière des relations maroco-israéliennes, combinant une présence diplomatique complète, l’élargissement de la coopération économique, le renforcement des liaisons aériennes et l’intensification des visites de haut niveau, dans le cadre d’un partenariat que Rabat continue de développer en fonction de ses intérêts stratégiques et de son ouverture sur ses partenaires internationaux.

La mise en œuvre de ces engagements au cours des prochains mois pourrait ainsi donner une nouvelle dynamique aux relations bilatérales, à mesure que les accords politiques annoncés se traduiront par des mesures institutionnelles et économiques concrètes. Cette évolution témoigne également de la poursuite de l’implication active du Maroc dans les transformations diplomatiques que connaît la région.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page