
par ALDAR/
Le secteur des voitures électriques connaît une transformation accélérée en Afrique du Nord, avec l’ascension du Maroc en tant que plateforme industrielle attirant de plus en plus d’importants investissements dans la production automobile et les batteries.
Selon un rapport publié par le site espagnol « Ros Spin », le Royaume est désormais en concurrence avec l’Espagne pour attirer les capitaux internationaux, en tirant parti du coût relativement faible de la main-d’œuvre, de sa proximité géographique avec les marchés européens, ainsi que de politiques industrielles et réglementaires favorisant l’accélération de la réalisation des projets.
Au cours des dix dernières années, le Maroc est progressivement passé d’une industrie principalement axée sur l’assemblage automobile à la construction d’un écosystème industriel plus intégré, couvrant notamment les composants destinés aux véhicules électriques et la fabrication de batteries.
Cette transformation renforce ainsi la position du Royaume en tant que plateforme d’exportation vers l’Europe et l’Afrique, notamment dans un contexte où l’Union européenne accélère sa transition vers la mobilité électrique et cherche à réduire sa dépendance à l’égard des chaînes d’approvisionnement éloignées.
Dans ce contexte, le projet de la société chinoise Gotion High-Tech à Kénitra constitue l’un des principaux paris du Maroc dans le secteur des batteries. L’usine, dans laquelle le groupe Volkswagen détient une participation, a entamé sa phase de production pilote, avec un investissement avoisinant 3,2 milliards d’euros. Elle devrait générer environ 3 000 emplois directs et destiner sa production à répondre aux besoins de constructeurs européens, notamment ceux de Stellantis et de Volkswagen.
L’attractivité du Maroc ne repose toutefois pas uniquement sur le faible coût de la main-d’œuvre. Le même rapport souligne que le Royaume bénéficie également d’un environnement réglementaire plus flexible, ainsi que d’un accès à une énergie renouvelable à des coûts compétitifs.
La position stratégique du Royaume, entre l’océan Atlantique et la mer Méditerranée, contribue également à réduire les délais d’acheminement des produits vers les marchés européens. Les ports marocains, notamment Tanger Med et Nador West Med, renforcent par ailleurs les capacités du secteur industriel à exporter et à faire face à la concurrence internationale.
Le rapport ajoute que les ports marocains sont devenus des concurrents de plus en plus importants pour les ports espagnols, notamment celui d’Algésiras, grâce à leur proximité avec l’Europe et à des coûts de transit plus faibles, offrant ainsi aux produits marocains une marge de compétitivité accrue sur les marchés internationaux.




