
La Rédaction / Iman Alaoui
Selon des informations circulant dans plusieurs médias, des éléments présentés comme confidentiels suggèrent que le président algérien Abdelmadjid Tebboune aurait sollicité le chef de l’État turc Recep Tayyip Erdoğan afin qu’il intervienne comme intermédiaire auprès des États-Unis et d’Israël, dans le cadre d’éventuelles discussions sur une normalisation avec Tel-Aviv.
D’après ces mêmes sources, Alger aurait laissé entrevoir une certaine disponibilité à réexaminer sa position historique vis-à-vis d’une normalisation avec Israël, à condition qu’un tel geste puisse contribuer à infléchir la position américaine sur la question du Sahara marocain, notamment en ce qui concerne le soutien de Washington à la proposition d’autonomie portée par Rabat.
Ces éléments, non confirmés officiellement, interviennent dans un contexte marqué par une intensification des soutiens internationaux au plan d’autonomie marocain, de plus en plus présenté comme une base sérieuse de règlement du différend régional.
Des sources citées indiquent également que le président algérien aurait demandé à Recep Tayyip Erdoğan d’explorer la possibilité d’un canal de discussion avec Israël, visant une éventuelle normalisation non seulement avec l’Algérie, mais également avec la Tunisie, en contrepartie d’une remise en cause du processus d’autonomie au Sahara.
Toujours selon ces mêmes informations, la réponse turque aurait été réservée, Ankara faisant valoir la constance de la position américaine en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie, sans perspective de révision à ce stade.




