ANP/AFD: Signature d’une déclaration conjointe relative au 3e financement de 100 millions d’euros pour le développement des provinces du Sud et des ports verts

L’Agence Nationale des Ports (ANP) et l’Agence Française de Développement (AFD) ont signé, mardi à Rabat, une déclaration conjointe relative au troisième financement du partenariat stratégique ANP-AFD, d’un montant global de 100 millions d’euros, dédié au développement des provinces du Sud et des ports verts.
La déclaration conjointe a été signée par le Directeur général de l’ANP, Mustapha Farès et la Directrice de l’AFD au Maroc, Catherine Bonnaud, en présence du ministre de l’Équipement et de l’Eau et des forêts, Nizar Baraka, de l’ambassadeur de France au Maroc, Philippe Lalliot et du Directeur général de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État et de suivi de la performance des établissements et entreprises publics, Abdellatif Zaghnoun.
S’exprimant à cette occasion, M. Baraka a fait savoir que cette signature marque une nouvelle étape dans une coopération de longue date, fondée sur la confiance mutuelle, la convergence des ambitions et une volonté commune d’accompagner le développement du secteur portuaire marocain, ajoutant que le partenariat entre l’ANP et l’AFD est une illustration concrète de cette coopération et témoigne du rôle que peuvent jouer les institutions financières de développement dans l’accompagnement des grandes transformations économiques et infrastructurelles.
Ce partenariat contribuera également au financement du programme d’investissement de l’ANP couvrant la période 2023-2030, a-t-il poursuivi, soulignant la place particulière qu’occupent les provinces du Sud dans ce programme d’investissement.
« Les opérations prévues à Tan-Tan, Tarfaya, Laâyoune, Boujdour, Dakhla et Lamhiriz ne constituent pas une simple déclinaison géographique de nos projets portuaires, elles participent d’une ambition stratégique qui consiste à accompagner le développement du Sahara marocain, à renforcer son intégration dans l’économie nationale et à valoriser pleinement son ouverture sur l’océan atlantique, afin d’en faire des pôles de développement économique, de connectivité et d’intégration régionale », a-t-il précisé.
Cette dynamique s’inscrit dans le cadre de la vision de SM le Roi Mohammed VI, qui place les provinces du Sud au cœur du développement du Royaume et du renforcement de sa vocation atlantique, a relevé M. Baraka, notant que dans cette perspective, l’investissement portuaire, qui dépasse sa seule fonction opérationnelle, consolide l’intégration territoriale du Royaume, valorise son potentiel maritime et positionne les provinces du Sud au cœur des dynamiques économiques atlantiques.
Et d’ajouter que ce financement rejoint aussi l’ambition de faire de la façade atlantique africaine un espace de connectivité, d’intégration économique et de coopération Sud-Sud, ouvrant de nouvelles perspectives d’échanges entre le Maroc et sa profondeur africaine.
De son côté, M. Lalliot a souligné la portée hautement stratégique de cet accord, mettant en exergue l’importance capitale des infrastructures portuaires pour l’économie marocaine, ainsi que les investissements d’envergure mobilisés par le Royaume pour doter ses façades maritimes d’installations de premier plan, à l’image du rayonnement mondial acquis par le complexe portuaire Tanger Med.
Il a, de même, relevé l’impératif de la résilience face au dérèglement climatique, soulignant l’urgence d’une réponse conjointe pour prémunir les installations littorales contre la montée des eaux et les houles violentes, tout en plaçant la protection de l’environnement et l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations au cœur du partenariat bilatéral.
Le diplomate français n’a pas manqué de saluer la concrétisation des engagements pris au plus haut niveau par son pays pour accompagner le développement de l’ensemble des régions du Royaume, notamment le Sahara marocain, réitérant la volonté de la France de soutenir de manière concrète et opérationnelle le Maroc sur l’ensemble de son territoire.
Ce concours financier, qui prend la forme d’un prêt non souverain bonifié d’une durée de 13 ans, accordé sans garantie de l’État, vient soutenir le programme d’investissement 2023-2030 de l’ANP. Il est structuré autour de quatre axes majeurs, à savoir la réhabilitation et confortement des infrastructures portuaires, le développement des énergies renouvelables et dessalement d’eau non conventionnelle, l’extension et la modernisation des ports de pêche et la décarbonation et électrification des quais.
L’octroi de ce prêt confirme la confiance renouvelée des bailleurs de fonds internationaux dans la rigueur de gestion, la solidité du modèle financier de l’ANP ainsi que sa capacité à porter seule ses programmes d’investissement majeurs.
Il vient également concrétiser les engagements pris le 28 octobre 2024 lors de la visite d’État du Président de la République Française au Royaume du Maroc et consacrer la solidité exemplaire des relations d’amitié et de coopération économique entre le Maroc et la France.




