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Les conséquences de la collision entre deux trains à grande vitesse en Espagne continuent de susciter l’émotion et la colère. Le bilan s’est alourdi à au moins 68 morts, tandis que des dizaines de personnes ont été blessées.
Ce drame a provoqué une vague d’indignation qui s’est étendue aux rues de la capitale, Madrid, où des affrontements ont éclaté entre des manifestants et les forces de l’ordre.
Dans la soirée de mercredi, des heurts ont opposé des manifestants à la police espagnole à Madrid, à la suite d’appels lancés par des groupes d’extrême droite à manifester devant le ministère des Transports. Les protestataires réclamaient notamment la démission du gouvernement, qu’ils tiennent pour responsable de la gestion de l’accident.
Ces manifestations interviennent alors que les autorités espagnoles font face aux conséquences de la catastrophe survenue près de la localité d’Orda, à environ 130 kilomètres au sud de Madrid. L’accident s’est produit lorsqu’un train de la compagnie ferroviaire privée Iryo est entré en collision avec un train de Renfe, l’opérateur ferroviaire public espagnol.
Par ailleurs, témoignant de l’ampleur de la tragédie, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a décrété trois jours de deuil national, du mercredi soir au jeudi, jusqu’au samedi, en hommage aux victimes de l’accident.




