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Le projet de corridor dédié aux camions électriques entre le Maroc et la France entre officiellement dans sa phase de lancement, avec la livraison du premier poids lourd équipé d’un système d’échange de batteries. Cette étape vise à soutenir la transition vers un transport logistique transfrontalier davantage basé sur l’énergie électrique et à réduire la dépendance aux combustibles fossiles.
Le camion a été livré dans le cadre d’un projet réunissant Gotion High-Tech, son partenaire marocain Green Power Morocco et Chery Heavy Trucks. Le projet prévoit l’exploitation d’une flotte de véhicules, le développement d’une infrastructure de recharge et d’échange de batteries, ainsi que le recours à des solutions numériques pour le suivi et la gestion des camions tout au long du corridor.
S’agissant du corridor logistique, celui-ci s’étend sur près de 2 000 kilomètres, reliant Agadir au sud de la France via le port de Tanger et la ville de Perpignan, constituant ainsi un axe destiné au transport de marchandises entre le Maroc et l’Europe.
Le nouveau camion repose sur le système « DIANLL » d’échange de batteries, développé par Gotion High-Tech. Celui-ci permet de procéder au remplacement des batteries à l’aide d’équipements mobiles, sans dépendre entièrement de stations fixes dédiées à cette opération.
Le système permet au camion d’utiliser deux batteries d’une capacité de 430 kWh chacune, soit une capacité totale de 860 kWh. Le remplacement des batteries peut, quant à lui, être effectué en environ cinq minutes, selon les données rapportées par la plateforme « Attaqa » à partir de China EV Home.
L’adoption de cette solution intervient dans le cadre de la recherche d’alternatives permettant de réduire le besoin de construire des stations fixes d’échange de batteries le long des axes logistiques, ainsi que les coûts liés à l’acquisition des terrains, au développement des réseaux électriques et des infrastructures. Elle vise également à répondre aux défis liés à l’électrification du transport lourd en Europe, notamment sur les itinéraires transfrontaliers et dans les zones logistiques éloignées.
À noter que les entreprises participantes avaient annoncé en avril dernier le lancement progressif du projet, dont la première phase prévoit la mise en circulation de 100 camions électriques.




