
Intervenant à cette rencontre, organisée à l’initiative du ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, M. Bourita a souligné que les défis mondiaux actuels appellent à promouvoir un multilatéralisme “équitable, rénové et inclusif”, à même de mieux refléter les aspirations et les préoccupations de l’ensemble des États.
M. Bourita a, dans ce contexte, appelé à renforcer le dialogue et la coopération entre les pays du Sud, estimant que la coopération Sud-Sud n’est “plus une option mais une nécessité impérieuse”, dont le potentiel demeure encore sous-exploité.
Le ministre a rappelé que, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc porte un modèle de coopération Sud-Sud fondé sur la solidarité, le co-développement et les partenariats gagnant-gagnant, illustré notamment par le Gazoduc Africain Atlantique, l’Initiative Atlantique visant à favoriser l’accès des États du Sahel à l’Océan Atlantique et l’Initiative Triple A pour l’adaptation de l’agriculture africaine au changement climatique.
Il a identifié trois priorités pour en faire un véritable levier stratégique de développement et d’émergence économique : renforcer l’influence des pays du Sud dans la gouvernance mondiale, dynamiser les partenariats Sud-Sud à travers des mécanismes innovants et mutuellement bénéfiques, et bâtir un agenda commun dans des secteurs stratégiques, notamment l’intelligence artificielle, la sécurité alimentaire, la transition numérique et le changement climatique.
M. Bourita a également plaidé pour une réforme en profondeur de l’architecture financière internationale et des Nations Unies afin de les rendre plus représentatives, inclusives et équitables, tout en renforçant la capacité de la gouvernance mondiale à prévenir les crises et à anticiper les chocs.




