Le FMI confirme : le Maroc surpasse l’Espagne en matière de croissance du produit intérieur brut et renforce son pari sur l’industrie automobile et le tourisme
Le FMI confirme : le Maroc surpasse l’Espagne en matière de croissance du produit intérieur brut et renforce son pari sur l’industrie automobile et le tourisme

ALDAR/ Imane Alaoui
Le journal espagnol « La Razón » a révélé que les rapports du Fonds monétaire international établissent des projections économiques claires, mettant en évidence une dynamique ascendante. Le Maroc devrait enregistrer une croissance annuelle du produit intérieur brut avoisinant les 4 %, contre environ 2 % seulement pour l’Espagne, ce qui traduit une évolution progressive du rapport de force entre les deux économies au profit du rythme de croissance du Royaume.
Selon le quotidien, cette performance relative ne signifie pas un dépassement de la taille de l’économie espagnole, qui demeure plus importante et structurellement plus solide, mais elle met en lumière l’écart de dynamisme économique, notamment dans des secteurs stratégiques devenus des leviers essentiels de l’économie marocaine.
« La Razón » souligne que l’industrie automobile est au cœur de cette transformation, le Maroc ayant consolidé sa position de premier constructeur automobile en Afrique, avec des exportations dépassant 9 milliards de dollars et un total supérieur à 10,8 milliards d’euros en 2024. La production nationale a dépassé les 500 000 véhicules, un niveau qui se rapproche de celui de certains pays européens comme l’Italie, tout en restant loin des grands producteurs tels que l’Allemagne, l’Espagne ou la France.
Dans le même contexte, les données indiquent que l’automobile est devenue le premier poste d’exportation du Maroc, devant des secteurs traditionnels comme les engrais ou les câbles électriques, signe d’une restructuration progressive du tissu industriel national.
Sur le plan touristique, le Royaume enregistre également des niveaux record avec près de 19,8 millions de visiteurs, tandis que l’Espagne continue d’afficher des volumes nettement supérieurs, atteignant environ 96,8 millions de touristes en 2025, ce qui confirme l’écart persistant entre les deux pays malgré la croissance rapide du Maroc dans ce secteur.
Le journal ajoute que cette dynamique économique s’inscrit dans un contexte de renforcement des relations entre Rabat et Washington, parallèlement à des tensions diplomatiques indirectes avec certaines capitales occidentales. Cette configuration offrirait au Maroc une marge de manœuvre plus large pour diversifier ses partenariats stratégiques, notamment avec les États-Unis et Israël, dans le cadre de nouveaux équilibres régionaux et internationaux.
« La Razón » indique également que la coopération sécuritaire entre le Maroc et les États-Unis comprend des exercices et simulations de scénarios complexes, notamment dans la préparation à la sécurisation de grands événements sportifs, dont la Coupe du monde 2030, ce qui reflète l’élargissement de la dimension sécuritaire de ce partenariat bilatéral.
Entre chiffres de croissance industrielle, exportations, politiques touristiques et ouverture aux investissements, le Maroc entrerait, selon le quotidien espagnol, dans une phase économique plus dynamique, s’inscrivant dans une trajectoire de réduction de l’écart de développement avec ses partenaires européens, malgré la persistance de différences structurelles en matière de taille globale des économies.




