
par ALDAR /
Malgré l’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et leurs répercussions sur les prévisions d’inflation dans plusieurs pays arabes, le Maroc a su s’imposer comme un modèle de résilience économique, en absorbant les chocs externes et en maintenant une relative stabilité des prix.
Selon les prévisions du Fonds monétaire international, le taux d’inflation au Maroc devrait s’établir autour de 1,3 % en 2026, l’un des niveaux les plus bas de la région, marquant également une baisse par rapport aux estimations précédentes.
Cette performance place le Royaume dans une position confortable par rapport à d’autres économies arabes confrontées à des pressions inflationnistes accrues.
À l’inverse, les données indiquent une hausse de l’inflation dans plusieurs pays : elle devrait atteindre 13,2 % en Égypte, environ 6,5 % en Tunisie et 4,1 % en Mauritanie.
Dans les pays du Golfe, comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, les taux oscillent entre 2 % et 3 %, reflétant des niveaux d’exposition différents aux évolutions économiques mondiales.
La bonne performance du Maroc s’explique par un ensemble de facteurs, notamment une politique monétaire équilibrée, l’intervention de l’État pour réguler les prix de certains produits de base, ainsi que la diversification des sources d’approvisionnement, limitant ainsi la transmission de l’inflation mondiale au marché intérieur.
Par ailleurs, les réformes engagées dans les chaînes d’approvisionnement, ainsi que la relative stabilité du secteur agricole, ont contribué à maintenir l’équilibre des prix, malgré les fluctuations des marchés internationaux, notamment dans les domaines de l’énergie et des produits alimentaires.
Dans un contexte international marqué par l’incertitude, le Maroc devrait poursuivre une approche prudente, en mettant l’accent sur le renforcement de la souveraineté alimentaire et énergétique, ainsi que sur le développement des mécanismes de veille économique, afin de préserver le pouvoir d’achat des citoyens.




