
ALDAR/ Imane Alaoui
Le député européen Nicolas Bay a reçu le président du gouvernement kabyle en exil, Ferhat Mehenni, au siège du Parlement européen, lors d’une rencontre chargée de symboles politiques autour des questions de libertés et du droit à l’autodétermination en Algérie.
Nicolas Bay a exprimé sa fierté d’accueillir Mehenni, le décrivant comme « un homme courageux » qui poursuit la défense de la cause de son peuple malgré la condamnation à mort prononcée contre lui par les autorités algériennes en raison de son engagement en faveur d’un État kabyle libre et indépendant.
Ferhat Mehenni figure parmi les opposants politiques les plus connus au régime algérien. Depuis plusieurs années, il dirige un mouvement politique qui plaide pour le droit du peuple kabyle à l’autodétermination, dans un contexte marqué par des décennies de tensions entre la région de Kabylie et le pouvoir central à Alger. Les partisans de la cause kabyle affirment que la région a longtemps souffert de marginalisation politique et culturelle, dénonçant des politiques qu’ils jugent excluantes à l’égard de l’identité amazighe et des revendications d’autonomie.
Cette rencontre au Parlement européen constitue un nouvel embarras pour le pouvoir algérien, déjà confronté à des critiques croissantes émanant d’organisations de défense des droits humains et de responsables politiques européens concernant les restrictions visant les opposants et les militants.
La réception d’une personnalité aussi emblématique que Ferhat Mehenni au Parlement européen envoie ainsi un message politique clair : la question kabyle ne relève plus uniquement d’un débat interne à l’Algérie, mais s’inscrit désormais dans une discussion internationale liée aux droits des peuples et aux libertés politiques, alors que les critiques à l’égard du traitement réservé aux voix dissidentes par les autorités algériennes continuent de s’intensifier.




