
Le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Abdelkader Amara, président de l’Union des Conseils économiques et sociaux et Institutions similaires d’Afrique (UCESA), a plaidé, mardi à Cotonou, pour le renforcement du rôle des Conseils économiques et sociaux en matière de démocratie participative et de diplomatie des sociétés civiles en Afrique.
Prenant part à l’ouverture de la première session ordinaire du Conseil économique et social (CES) au titre de l’année 2026, à l’invitation du président du CES du Bénin, Conrad Gbaguidi, M. Amara a salué la réforme d’envergure engagée par les autorités béninoises visant à consolider le rôle du Conseil économique et social, à l’ancrer plus fortement dans les territoires et à renforcer sa proximité avec les citoyens, précise le CESE dans un communiqué.
Lors de cette cérémonie solennelle, marquée par la présence des présidents des institutions constitutionnelles de la République du Bénin, ainsi que des présidents des Conseils économiques et sociaux de Côte d’Ivoire et de France, M. Amara a aussi souligné la contribution majeure de l’UCESA dans la promotion de la diplomatie de la société civile organisée, à travers une approche singulière fondée sur la mobilisation de données issues de démarches participatives, de consultations citoyennes et d’études de terrain.
Par ailleurs, le président de l’UCESA a rappelé la portée des initiatives menées par l’UCESA aux fins de consolider son arrimage aux agendas d’intégration régionale africaine ainsi que le processus à l’œuvre d’élargissement de la faitière avec l’adhésion toute récente de la Guinée équatoriale et de l’Angola.
M. Amara a indiqué que l’UCESA se penchera dans les prochains mois sur la thématique de la souveraineté sanitaire et l’accès aux soins, soulignant la nécessité de porter des sujets visant l’amélioration du bien-être des sociétés, la promotion de la prospérité partagée et le plein épanouissement des populations.
A l’occasion de cette session, M. Amara a remis officiellement le plaidoyer-pays relatif à l’action climatique au Bénin. Fruit d’une étude conduite par l’UCESA dans seize États africains, ce document vise à sensibiliser les parties prenantes concernées sur l’urgence climatique et la nécessité de renforcer la gouvernance climatique.
Ce plaidoyer promeut la mise en place d’une diplomatie climatique centrée sur les citoyens et articulée autour d’une justice climatique effective, d’une croissance verte inclusive et d’un mouvement vert africain.
Cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer l’importance du renforcement des synergies entre les institutions consultatives et les pouvoirs publics, afin de soutenir durablement la construction démocratique et, in fine, consolider la confiance des citoyens dans les institutions, conclut le communiqué.



