
ALDAR/ Iman Alaoui
Dans une atmosphère qui dépasse largement le cadre de la simple compétition sportive, l’opinion publique africaine attend avec attention, ce dimanche 18 janvier 2026 au soir, la finale de la Coupe d’Afrique des nations opposant les sélections du Sénégal et du Maroc. Une affiche porteuse d’enjeux bien au-delà du terrain, qui se transforme en un moment hautement symbolique reflétant la profondeur des liens humains et historiques unissant deux pays au parcours commun au sein du continent.
Dans ce contexte, le ministère sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a publié un communiqué officiel soulignant que cette finale continentale constitue avant tout une occasion de célébrer l’esprit de fraternité et de rapprochement entre les peuples sénégalais et marocain, liés par des relations anciennes et solides, s’étendant des échanges commerciaux et économiques aux liens religieux, culturels et humains.
Le communiqué rappelle que les relations entre Dakar et Rabat ne sont ni conjoncturelles ni dictées par les circonstances, mais qu’elles reposent depuis des décennies sur des fondements solides de coopération, de solidarité et de respect mutuel. Elles se sont nourries d’une vision commune des grandes questions africaines, allant du développement durable au renforcement de la paix, de la stabilité et de l’intégration régionale, une vision que les deux pays n’ont cessé de défendre au sein des enceintes africaines et internationales.
La diplomatie sénégalaise a également mis en avant le renforcement de ce rapprochement stratégique à travers une coopération multidimensionnelle couvrant des secteurs clés tels que l’investissement, la formation, l’agriculture, la pêche maritime et les infrastructures, sans oublier la coopération religieuse et spirituelle. Celle-ci s’appuie notamment sur les liens historiques entre les confréries et les zaouïas soufies des deux pays, conférant à la relation une dimension humaine qui dépasse les calculs politiques de circonstance.
Sur le plan sportif, le communiqué a salué ce qu’il a qualifié de « coopération exemplaire » de la part du Royaume du Maroc depuis le lancement de la Coupe d’Afrique des nations, mettant en avant l’esprit de responsabilité et de respect qui a marqué l’ensemble des dispositifs et des interactions liés à l’organisation du tournoi. Les autorités sénégalaises ont, selon la même source, exprimé leur grande satisfaction quant à la poursuite de cet esprit fraternel, adressant leurs remerciements au gouvernement marocain pour le soutien et la coopération manifestés.
Ce discours officiel vient une nouvelle fois confirmer que le football en Afrique n’est plus un simple jeu, mais s’impose désormais comme un instrument efficace de diplomatie douce, un pont pour renforcer le rapprochement entre les peuples et ancrer les valeurs de coexistence et d’intégration au sein du continent. Une approche qui s’inscrit pleinement dans les orientations de la Confédération africaine de football (CAF), laquelle a appelé à plusieurs reprises à mettre les grandes manifestations sportives au service de l’unité africaine.
Alors que les deux sélections s’apprêtent à disputer une finale parmi les plus marquantes de l’histoire de la compétition, le message politique et humain apparaît limpide : la rivalité sur le rectangle vert n’efface en rien la profondeur de la fraternité en dehors du terrain. Elle la renforce, au contraire, et lui insuffle un nouvel élan, rappelant que Rabat et Dakar, quelles que soient les couleurs et les maillots, partagent une même Afrique et un destin commun.



