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La diversité culturelle du Maroc en tant que carrefour des civilisations mise en avant à Addis-Abeba

 La diversité culturelle du Maroc en tant que carrefour des civilisations et l’identité africaine de la culture marocaine ont été mises en avant, vendredi à Addis-Abeba, lors d’une table ronde sur “les industries culturelles et créatives et la restitution des biens culturels”.

L’Ambassadeur du Maroc en Ethiopie et à Djibouti, Mme Nezha Alaoui M’hammdi, qui intervenait lors de cette rencontre a souligné que le Maroc, avec sa riche histoire et sa diversité culturelle, a toujours œuvrer pour préserver et promouvoir son patrimoine culturel.

L’identité africaine de la culture marocaine est un élément essentiel qui façonne la diversité et la richesse du patrimoine du Royaume, a mis en exergue la diplomate marocaine, rappelant que le Maroc, en tant que carrefour des civilisations, a su créer une symbiose unique entre ses différents patrimoines culturels.

Le Royaume a placé la culture au cœur de ses politiques publiques et aussi au centre de la fructueuse coopération africaine qui vise à contribuer à la sensibilisation des Africains sur leur patrimoine, a relevé Mme Alaoui M’hammdi lors de cette table ronde initiée par l’ambassade du Royaume à Addis-Abeba en collaboration avec les représentations de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et l’Organisation internationale de la Francophonie dans la capitale éthiopienne.

La diplomate marocaine a cité dans ce sens la grande exposition béninoise sous le thème «Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui : de la restitution à la révélation» qui a été abritée du 18 janvier au 15 mai 2023, au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat.

Par ailleurs, le Maroc a mis en œuvre diverses initiatives et politiques pour la préservation de son identité culturelle, dont l’inscription de plusieurs éléments de son patrimoine culturel immatériel sur la liste de l’UNESCO, a noté Mme Alaoui M’hammdi, ajoutant que le Royaume a également investi dans la restauration de ses sites archéologiques et historiques.

Revenant sur le patrimoine culturel africain, la diplomate marocaine a mis en relief sa richesse indéniable et sa diversité incontestable. “C’est un héritage qui nous unit en tant qu’Africains, renforce notre solidarité et façonne notre identité en tant que continent”, a souligné Mme Alaoui M’hammdi, mettant l’accent sur l’importance de préserver et de valoriser le patrimoine africain.

Cette importance s’est accrue récemment, notamment pour les œuvres d’art africaines classiques qui se trouvent encore en dehors du continent, privant les nations africaines de leur propre patrimoine, essentiel pour leur histoire et leur identité, a-t-elle fait remarquer.

“Ainsi, la restitution du patrimoine culturel africain ne consiste pas seulement à récupérer des objets d’art, mais elle vise à préserver et transmettre notre histoire, nos valeurs et nos cultures aux générations futures. Aussi, cela permettra à notre culture d’être plus riche, plus diversifiée et de rayonner à travers le monde”, a insisté la diplomate marocaine

Pour atteindre l’objectif de restitution des biens culturels africains, une coopération étroite entre les pays africains, ainsi qu’un dialogue constructif avec les pays détenant ces biens culturels, sont nécessaires, a-t-elle noté.

À cet égard, les Africains sont invités à travailler ensemble pour un objectif commun qui est le développement de politiques continentales et nationales visant à protéger et à valoriser leur patrimoine culturel, notamment en sensibilisant les jeunes générations à sa connaissance et à sa préservation.

Ils sont également invités à s’engager dans la mise en œuvre de politiques adéquates pour soutenir le développement du secteur culturel et créatif, qui contribueront au développement durable du continent.

Cette table ronde qui a été marquée par la participation d’officiels éthiopiens, de Hauts responsables de l’Union africaine et du système onusien, du corps diplomatique accrédité à Addis-Abeba et plusieurs autres personnalités, a été ponctuée par des panels portant, entre autres, sur “la place de la restitution des biens culturels dans les industries créatives”, “industries créatives et restitution des biens culturels: quelles politiques publiques?” et “des exemples de retours réussis: le cas du Bénin”.

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