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Le Brésil examine l’activation du principe d’extraterritorialité après les attaques racistes contre Vinicius

Le ministre brésilien de la Justice, Flávio Dino, a affirmé que le Brésil envisage d’adopter le principe d’extraterritorialité dans le cas d’attaques racistes contre le footballeur Vinicius Junior s’il considère que les autorités espagnoles ne réagissent pas.

« Nous étudions la possibilité d’appliquer le principe d’extraterritorialité. Le Code pénal prévoit que, dans certaines situations exceptionnelles, il est possible d’appliquer la loi brésilienne en cas de crimes contre des Brésiliens même à l’étranger », a déclaré le ministre devant des journalistes.

Dans un message publié sur son compte Twitter, Dino a précisé que le Code pénal prévoit que la justice brésilienne peut recourir à ce principe, au cas où le gouvernement l’invoquerait comme une « solution extrême » pour un crime subi par un Brésilien à l’étranger.

Selon Dino, c’est un outil qui peut être utile « en cas d’inertie des autorités compétentes et qui peut fonctionner comme une réponse à des attaques injustes contre un compatriote ».

Face à certaines critiques suscitées par ses déclarations, le ministre a publié un autre message dans lequel il précise que cette éventualité est au stade de l’analyse seulement et qu’elle dépend de divers facteurs.

« Je veux juste vous rappeler que c’est prévu dans le Code pénal, car certains remettent en question la mention que j’ai faite comme un recours extrême. Je considère qu’il est utile que tout le monde connaisse l’existence de cette protection des droits des Brésiliens. D’ailleurs, le principe existe aussi en Espagne et dans d’autres pays », a-t-il ajouté.

Le ministre s’est exprimé sur l’affaire après que le gouvernement brésilien a rejeté, « dans les termes les plus forts », les insultes racistes que Vinícius Júnior « a subies à plusieurs reprises en Espagne » et a exigé que le gouvernement et les autorités du football de ce pays, ainsi que la FIFA, prennent des mesures « efficaces ».

Dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, le gouvernement a regretté « profondément qu’aucune mesure efficace n’ait été prise jusqu’à présent pour prévenir et éviter la répétition de ces actes de racisme ».

Aldar : LA MAP

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