Fatima Zahra Mansouri précise les contours de la majorité gouvernementale : une alliance quadripartite réunissant le PAM, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS

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La cheffe du gouvernement désignée, Fatima Zahra Mansouri, a annoncé la conclusion d’un accord sur la formation d’une nouvelle majorité gouvernementale réunissant quatre partis politiques : le Parti authenticité et modernité (PAM), le Parti de l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS). Cet accord intervient à l’issue de deux rounds de consultations politiques menés avec plusieurs formations représentées au Parlement, dans la perspective de constituer un gouvernement cohérent et solide, capable de relever les défis de la prochaine étape et de répondre aux attentes des citoyens.
Cette évolution intervient dans la foulée de la décision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste et Le glorifie, de nommer Fatima Zahra Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du secrétariat général du Parti authenticité et modernité, arrivé en tête des élections législatives, à la tête du nouveau gouvernement et de la charger de sa formation, conformément aux dispositions de l’article 47 de la Constitution.
À la suite de sa nomination, la cheffe du gouvernement désignée a engagé de larges consultations politiques avec les différents partis représentés au Parlement. Ces échanges ont porté sur les défis et les contraintes auxquels le Royaume est confronté, ainsi que sur la recherche d’une formule permettant de constituer une majorité politique soudée, en mesure de gérer la complexité des dossiers internes et de faire face aux mutations et aux défis extérieurs, tout en plaçant les attentes des citoyennes et des citoyens au cœur des priorités de la prochaine action gouvernementale.
Les consultations ont notamment mis l’accent sur la nécessité de garantir les conditions d’une vie digne, de renforcer les libertés et les droits, de consolider la justice sociale et l’équité territoriale, ainsi que de soutenir la prospérité économique et de renforcer la capacité du futur gouvernement à répondre aux exigences de cette étape.
Selon les éléments contenus dans l’annonce publiée à Rabat le 12 octobre 2026, la décision de constituer cette nouvelle majorité repose sur les résultats de deux rounds de consultations politiques, au cours desquels ont été pris en considération l’intérêt supérieur du Royaume, les contextes national et international, ainsi que la volonté populaire exprimée à travers les résultats des élections législatives du 23 septembre dernier.
L’annonce a également souligné la portée politique et institutionnelle de la nomination de Fatima Zahra Mansouri à la tête du gouvernement, présentée comme un précédent historique dans le parcours démocratique marocain, porteur d’une forte symbolique politique et sociétale.
Dans le cadre de ces consultations, la cheffe du gouvernement désignée a salué le sens élevé de la responsabilité nationale manifesté par les partis participants, ainsi que leur conscience politique des défis et des enjeux auxquels le pays est confronté. Les échanges ont également tenu compte des spécificités de l’étape politique et démocratique actuelle, tout en tirant les enseignements des expériences gouvernementales précédentes afin de dégager une formule de coalition plus cohérente et mieux à même de mettre en œuvre les réformes.
La nouvelle alliance quadripartite ambitionne ainsi de former un gouvernement politique fort, fondé sur la proximité des orientations intellectuelles et politiques de ses composantes et sur une vision commune des priorités de réforme, de manière à garantir la cohérence des positions et la solidité de la majorité tout au long du prochain mandat gouvernemental.
Selon l’annonce, cette orientation s’inscrit dans la volonté d’accompagner l’ambition de Sa Majesté le Roi Mohammed VI de bâtir un Maroc émergent qui avance à un rythme harmonieux sur l’ensemble de son territoire. Cet objectif passe notamment par la consolidation des fondements de la construction démocratique, le renforcement de la bonne gouvernance, l’ancrage de la justice sociale et de l’équité territoriale, ainsi que le développement des capacités productives de l’économie nationale.
En vertu de cet accord, les quatre partis composant la nouvelle majorité gouvernementale — le PAM, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS — procéderont à la proposition de candidates et de candidats aux fonctions ministérielles, sur la base de critères privilégiant la compétence, le sens politique, l’intégrité et la probité.
Ces critères devraient constituer l’un des principaux fondements de la constitution d’une équipe gouvernementale cohérente et solide, chargée de mettre en œuvre les orientations de réforme convenues et d’élaborer le programme gouvernemental dans les meilleurs délais. Cette étape permettra d’engager la définition des priorités et des engagements concrets du prochain gouvernement.
Cette annonce dessine ainsi les premiers contours de la configuration politique de la future majorité gouvernementale, dans l’attente de l’achèvement des consultations relatives à la formation du gouvernement et de la publication de la liste de ses membres ainsi que de son programme. Dans un contexte marqué par d’importants enjeux économiques, sociaux et démocratiques, la nouvelle orientation mise en avant appelle à une mobilisation concertée des composantes de la majorité et à l’unification de leur vision autour de l’avenir du Royaume.




