
par ALDAR/
À l’approche de la 9e édition du Salon international des importations de Chine (CIIE), les entreprises de plusieurs pays du monde tournent leur attention vers le marché chinois. Prévu du 5 au 10 novembre prochain, l’événement suscite un intérêt croissant auprès des entreprises désireuses de profiter de cette plateforme pour renforcer la présence de leurs produits sur le marché chinois.
Depuis son lancement en 2018, le salon s’est imposé comme une importante plateforme internationale permettant aux entreprises d’accéder à de nouvelles opportunités commerciales en Chine. Il a accueilli des participants issus de plus de 180 pays, régions et organisations internationales, tandis que plus de 3.400 nouveaux produits, technologies et services y ont été présentés pour la première fois au fil des éditions précédentes.
Le salon ne s’adresse pas uniquement aux grandes entreprises internationales. Il constitue également une opportunité pour les petites et moyennes entreprises ainsi que les microentreprises souhaitant développer leurs activités et accéder aux consommateurs et aux partenaires commerciaux chinois. Au cours des huit premières éditions, quelque 13.000 entreprises étrangères petites, moyennes et microentreprises ont pris part à l’événement.
Dans le cadre de ses efforts visant à favoriser la participation des pays en développement, le salon continue par ailleurs de mettre en place des dispositifs dédiés aux entreprises issues de ces pays, notamment à travers la mise à disposition de stands gratuits pour les exposants des pays les moins avancés. Cette année, la section consacrée aux produits asiatiques et africains sera également renforcée, avec des mesures destinées à faciliter l’accès des produits africains au marché chinois.
Ces initiatives interviennent dans le contexte du renforcement de la politique commerciale de la Chine à l’égard du continent africain. Depuis le 1er mai dernier, la Chine applique en effet une politique d’exonération des droits de douane sur les importations en provenance des 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques, renforçant ainsi les perspectives d’accès des produits africains au marché chinois.
La Chine œuvre également à faciliter l’entrée de certains produits africains sur son marché grâce au développement de « canaux verts », notamment pour des produits tels que les piments séchés, les grains de café, les noix de cajou et les produits aquatiques sauvages.
La participation annoncée de la Côte d’Ivoire illustre cette dynamique. Le pays prendra part pour la première fois au salon avec une délégation officielle, qui y présentera plusieurs de ses produits phares, notamment le cacao, le café, les noix de cajou et les noix de cola, avec pour objectif de renforcer la présence des produits ivoiriens sur le marché chinois.




