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Le Haut-Commissariat au Plan annonce une bonne nouvelle pour le marché du travail : le chômage recule et les investissements commencent à porter leurs fruits

 

 

ALDAR / Sara loukili

Alors que le débat se poursuit sur l’efficacité des politiques publiques en matière d’emploi, le Haut-Commissariat au Plan (HCP) vient de publier des indicateurs parmi les plus encourageants depuis le début de l’année 2026. Les résultats du deuxième trimestre de la nouvelle Enquête sur les forces de travail font état d’une amélioration sensible des principaux indicateurs du marché de l’emploi, qu’il s’agisse de la création de postes, du recul du chômage ou encore de l’allègement des tensions qui pesaient sur le marché du travail.

Les données officielles montrent que l’économie marocaine commence à récolter les fruits des grands chantiers économiques et des programmes d’investissement lancés par le gouvernement d’Aziz Akhannouch. Depuis le début de son mandat, celui-ci a misé sur la stimulation de l’investissement, le soutien aux entreprises, la relance des secteurs productifs et le développement des infrastructures, considérés comme les principaux leviers de création d’emplois durables.

Ces indicateurs sont publiés pour la première fois sur la base de la nouvelle Enquête sur les forces de travail (EMO2026), adoptée par le HCP conformément aux dernières normes internationales de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Cette nouvelle méthodologie remplace l’ancienne enquête nationale sur l’emploi par un dispositif statistique plus performant, reposant notamment sur une redéfinition de la notion d’emploi, l’adoption du concept de chômage au sens strict, l’introduction d’indicateurs composites permettant de mesurer les différentes formes de sous-utilisation de la main-d’œuvre, l’élargissement de l’échantillon annuel à 135 000 ménages ainsi que l’actualisation de la base de sondage à partir du Recensement général de la population et de l’habitat de 2024. Ces évolutions renforcent considérablement la précision et la crédibilité des nouvelles statistiques.

Les résultats du deuxième trimestre 2026 indiquent que la population active au Maroc a atteint 11,764 millions de personnes, soit une hausse de 147 000 personnes par rapport au premier trimestre. Dans le même temps, le taux d’activité est passé de 41,8 % à 42,2 %.

La participation des femmes au marché du travail s’est également améliorée, leur taux d’activité progressant de 17,5 % à 18,1 %, un signe d’une intégration progressive plus importante des femmes dans le tissu économique, même si des efforts supplémentaires demeurent nécessaires.

L’indicateur le plus marquant reste toutefois la création de 279 000 emplois rémunérés en seulement trois mois. Le nombre total de personnes occupées s’élève désormais à 10,643 millions, illustrant un net regain de dynamisme du marché du travail. Les zones urbaines ont enregistré 187 000 nouveaux emplois, tandis que le monde rural en a créé 92 000, confirmant que cette amélioration concerne l’ensemble du territoire national.

Le taux d’emploi est également passé de 37,3 % à 38,2 %, avec une progression aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Les personnes âgées de 35 à 44 ans affichent le taux d’emploi le plus élevé, à 54,4 %, suivies de la tranche des 25-34 ans avec 48,6 %.

Les données sectorielles montrent que le secteur des services demeure le principal employeur du Royaume, avec plus de 5,25 millions d’emplois, soit près de la moitié de l’ensemble des actifs occupés (49,3 %). L’agriculture, la forêt et la pêche emploient 2,57 millions de personnes, l’industrie 1,46 million et le secteur du bâtiment et des travaux publics environ 1,36 million.

Fait notable, l’ensemble des principaux secteurs économiques ont enregistré une progression de l’emploi. Les services arrivent en tête avec 166 000 nouveaux postes créés, suivis par l’industrie (+47 000), le bâtiment et les travaux publics (+42 000) puis l’agriculture, la forêt et la pêche (+28 000). Cette évolution traduit un élargissement de la base de la croissance économique, qui ne repose plus sur un seul secteur.

Parallèlement, le taux de chômage a poursuivi sa baisse, passant de 10,8 % au premier trimestre à 9,5 % au deuxième trimestre. En trois mois, 132 000 personnes sont sorties du chômage, ramenant le nombre total de chômeurs à 1,121 million.

Cette amélioration a concerné aussi bien les zones urbaines que rurales, les hommes comme les femmes, ainsi que toutes les catégories d’âge. Le chômage des jeunes de 15 à 24 ans est ainsi passé de 29,2 % à 27,2 %, tandis que celui des 25-34 ans a reculé de 16,1 % à 14,5 %, traduisant une meilleure capacité de l’économie nationale à absorber la main-d’œuvre, malgré les défis persistants liés à l’emploi des jeunes et des diplômés.

L’amélioration ne s’est pas limitée au seul taux de chômage. Les différents indicateurs composites recommandés par l’Organisation internationale du Travail pour mesurer la pression réelle sur le marché du travail affichent également une évolution favorable. Le taux composite de sous-utilisation de la main-d’œuvre est passé de 22,5 % à 18,9 %, tandis que l’indicateur combinant chômage et sous-emploi lié à la durée du travail est descendu de 16,6 % à 14 %. Enfin, l’indicateur associant chômage et population active potentielle a reculé de 17,1 % à 14,7 %, confirmant que l’amélioration observée touche l’ensemble des dimensions du marché du travail.

Sur le plan territorial, la région de Dakhla-Oued Eddahab affiche le taux d’activité le plus élevé du pays avec 59,2 %, devant Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (46,8 %), Casablanca-Settat (46,7 %) et Marrakech-Safi (43,1 %). Les régions de Dakhla-Oued Eddahab, Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et Béni Mellal-Khénifra figurent également parmi celles où la pression sur le marché du travail est la plus faible selon les nouveaux indicateurs composites.

Ces résultats revêtent une importance particulière puisqu’ils reposent, pour la première fois, sur une méthodologie statistique moderne pleinement alignée sur les standards internationaux. Ils offrent ainsi aux décideurs publics une photographie plus fidèle de la réalité du marché de l’emploi et permettent d’évaluer avec davantage d’objectivité l’impact des politiques publiques.

Ces indicateurs confortent l’analyse selon laquelle les grands projets d’investissement, l’accélération des réformes économiques, l’amélioration du climat des affaires ainsi que les dispositifs de soutien à l’investissement mis en œuvre par le gouvernement d’Aziz Akhannouch commencent progressivement à produire des effets tangibles sur les plans économique et social, à travers une accélération de la création d’emplois, une baisse du chômage et une amélioration globale des performances du marché du travail.

Si le gouvernement reste appelé à poursuivre ses efforts pour réduire les disparités touchant l’emploi des femmes, des jeunes et des diplômés, les résultats du deuxième trimestre 2026 constituent, au regard des données officielles, l’un des signaux les plus encourageants de l’amélioration du marché du travail. Ils confirment une évolution positive des indicateurs par rapport au début de l’année et renforcent la confiance dans la capacité de l’économie marocaine à poursuivre sa dynamique de création d’emplois au cours des prochains mois.

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