
ALDAR/ Iman Alaoui
Le Maroc continue de consolider sa position économique sur le continent africain, comme le montrent les indicateurs financiers de l’année 2026. Le Royaume est parvenu à porter ses réserves en devises à près de 50 milliards de dollars, dépassant ainsi l’Algérie, dont les réserves sont retombées à environ 38,7 milliards de dollars, malgré les importantes recettes tirées des hydrocarbures.
Cet écart, supérieur à 22 % en faveur du Maroc, illustre la capacité de Rabat à bâtir un modèle économique plus diversifié et plus résilient, reposant sur l’industrie, les exportations, le tourisme, les transferts des Marocains résidant à l’étranger ainsi que les investissements étrangers, au lieu de dépendre d’une seule source de revenus.
Les chiffres révèlent également la forte progression réalisée par le Maroc depuis 2002. Les réserves de change du Royaume ont augmenté de plus de 533 %, passant de 7,9 milliards de dollars à près de 50 milliards actuellement, ce qui témoigne de la capacité de l’économie marocaine à renforcer ses ressources extérieures et à maintenir un équilibre financier en constante amélioration.
À l’inverse, l’Algérie connaît une baisse marquée de ses réserves de devises. Le pays a perdu près de 80 % de ses réserves par rapport à 2014, année où elles atteignaient environ 193,6 milliards de dollars. Plusieurs observateurs attribuent cette situation à la dépendance quasi totale de l’économie algérienne aux revenus des hydrocarbures, ainsi qu’à la hausse des dépenses publiques et aux difficultés rencontrées dans la diversification économique.
L’expérience marocaine apparaît désormais comme un modèle économique davantage capable de résister aux fluctuations internationales, d’autant plus que le Royaume a obtenu ces résultats sans disposer de vastes ressources pétrolières ou gazières, alors que l’Algérie peine à préserver ses réserves malgré son important potentiel énergétique.
Cette différence financière relance également le débat sur les priorités budgétaires dans la région, dans un contexte marqué par des critiques croissantes en Algérie concernant l’orientation d’une partie importante des ressources vers des dossiers et conflits régionaux, au détriment de l’investissement et du développement économique interne.




