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Le Caire tranche en faveur de Rabat : un soutien égyptien explicite à la marocanité du Sahara qui bouscule les calculs d’Alger et conforte l’avantage diplomatique du Maroc

Le Caire tranche en faveur de Rabat : un soutien égyptien explicite à la marocanité du Sahara qui bouscule les calculs d’Alger et conforte l’avantage diplomatique du MarocLe Caire tranche en faveur de Rabat : un soutien égyptien explicite à la marocanité du Sahara qui bouscule les calculs d’Alger et conforte l’avantage diplomatique du Maroc

 

 

ALDAR/ Ghita Hafiani

Dans un tournant marquant qui reflète une recomposition des équilibres régionaux, l’Égypte a rompu avec sa traditionnelle neutralité pour afficher une position claire en faveur de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud. Cette évolution dépasse le simple cadre d’une déclaration diplomatique : elle constitue un signal politique fort, de nature à redéfinir les contours du différend autour de ce dossier. Ce positionnement est largement perçu comme une nouvelle percée pour la diplomatie marocaine, ainsi qu’un appui de poids qui renforce la position de Rabat face aux thèses défendues par Alger.

Alignée sur les orientations des Nations unies, la position égyptienne confère un élan supplémentaire à l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine, considérée comme la solution la plus réaliste pour clore le conflit. Elle traduit également une inflexion dans l’appréciation de plusieurs puissances régionales, désormais convaincues du sérieux et de la crédibilité de l’approche marocaine en tant que base d’un règlement durable. L’importance de ce soutien tient aussi au poids de l’Égypte sur les scènes arabe et africaine, faisant de son ralliement un levier déterminant dans la consolidation de cette option sur le plan diplomatique.

Ce repositionnement du Caire s’inscrit dans une dynamique plus large impulsée par le Maroc ces dernières années, lui ayant permis de rallier un soutien croissant à sa proposition, tandis que les approches concurrentes enregistrent un recul relatif. Il témoigne également d’une prise de conscience grandissante au sein de plusieurs capitales quant à la nécessité de dépasser les schémas figés, restés sans issue, au profit de solutions pragmatiques à même de préserver la stabilité régionale.

En parallèle, cet alignement égyptien constitue un revers politique et symbolique pour l’Algérie, confrontée à une érosion progressive des soutiens sur lesquels elle comptait dans les espaces arabe et africain. Le basculement d’un acteur de premier plan comme l’Égypte, du statut de neutralité à celui de soutien affirmé au Maroc, accentue l’isolement de la position algérienne et complique davantage ses efforts pour mobiliser un appui international.

Ce rapprochement intervient dans un contexte de renforcement des relations entre Rabat et Le Caire, désormais davantage convergentes sur les dossiers stratégiques. Il reflète une volonté commune de bâtir un axe de coopération solide, capable de peser sur les enjeux régionaux. Cette évolution traduit, en outre, un rééquilibrage des rapports de force en faveur du Maroc, qui capitalise sur une diplomatie active et structurée.

À mesure que cette dynamique se confirme, le dossier semble s’orienter vers une nouvelle phase marquée par la primauté du réalisme politique comme clé de sortie de crise, dans un contexte où la conviction internationale autour de la pertinence de l’initiative d’autonomie ne cesse de se renforcer. Une évolution qui consolide la position du Maroc en tant qu’acteur central et force de proposition, tout en plaçant ses adversaires face à une réalité diplomatique en mutation, difficile à ignorer.

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