A LA UNEMONDE

Genève met les adversaires du Maroc dans l’embarras… un soutien croissant à l’initiative d’autonomie au Conseil des droits de l’homme

 

 

ALDAR/ Meryem Hafiani

Les travaux de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, qui se tient à Genève, ont été marqués par une intense activité diplomatique et associative autour de la question du Sahara marocain. Les débats ont notamment mis en lumière des positions convergentes de plusieurs organisations non gouvernementales internationales, lesquelles ont souligné l’importance d’une approche réaliste pour mettre un terme à ce conflit régional qui perdure depuis des décennies. Dans ce contexte, de nombreuses interventions ont fait clairement référence à l’initiative marocaine d’autonomie, présentée comme l’option la plus crédible et la plus applicable sur les plans politique et pratique.

Au fil des prises de parole lors des sessions du Conseil, plusieurs intervenants ont également rappelé les orientations du dernier texte adopté par le Conseil de sécurité des Nations unies, en particulier la Résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui réaffirme la nécessité de relancer le processus politique en vue d’une solution réaliste, pragmatique et durable au différend autour du Sahara. Dans les cercles onusiens, cette résolution est généralement perçue comme la continuité d’une ligne adoptée par le Conseil de sécurité depuis plusieurs années, consistant à soutenir l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc en 2007, considérée comme une base sérieuse et crédible pour les négociations.

Les discussions n’ont pas uniquement porté sur les aspects politiques du conflit. Plusieurs interventions ont également mis en avant la situation humanitaire dans les camps de Tindouf, situés dans le sud-ouest de l’Algérie. Des voix issues du milieu associatif ont évoqué les conditions de vie difficiles des populations vivant dans ces camps, tout en soulignant l’absence persistante d’un recensement officiel des réfugiés, une question régulièrement soulevée dans des rapports d’organisations internationales et de structures onusiennes comme une étape essentielle pour garantir la protection effective des droits fondamentaux des habitants.

Dans ce cadre, certains intervenants ont évoqué ce qu’ils ont qualifié de « souffrance continue » des populations des camps, appelant à la recherche d’une solution politique capable de mettre fin à l’impasse qui caractérise ce dossier depuis plusieurs années. Selon ces prises de position, l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc pourrait constituer une base pragmatique pour dépasser la crise, notamment grâce aux mécanismes de gouvernance locale qu’elle prévoit, ainsi qu’aux garanties institutionnelles destinées à protéger les droits politiques, économiques et sociaux des populations concernées.

Parallèlement, d’autres interventions ont mis en avant les évolutions enregistrées dans les provinces du Sud du Royaume au cours de la dernière décennie. Les participants ont notamment évoqué les investissements d’envergure lancés par Rabat dans le cadre du nouveau modèle de développement des provinces du Sud, annoncé en 2015 par Mohammed VI. Ce programme comprend d’importants projets structurants dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, des ports et du développement social.

Selon plusieurs rapports officiels et suivis internationaux, ces initiatives ont contribué à renforcer les indicateurs économiques et sociaux dans des villes comme Laâyoune et Dakhla. Parmi les projets phares figurent notamment le Port Dakhla Atlantique, ainsi que l’extension des réseaux routiers et des infrastructures d’énergies renouvelables, en parallèle avec des programmes sociaux visant à améliorer la qualité des services de santé et d’éducation.

Pour de nombreux observateurs, la nature des échanges qui ont marqué les sessions du Conseil des droits de l’homme reflète une évolution progressive du discours international autour de ce différend. L’accent semble désormais davantage mis sur les solutions pragmatiques capables de favoriser la stabilité régionale, plutôt que sur des positions politiques figées. Dans cette perspective, le soutien croissant à l’initiative d’autonomie est interprété comme le signe d’une prise de conscience grandissante au sein des institutions internationales : la résolution de ce dossier passe par une approche réaliste susceptible de consolider la sécurité et le développement dans la région du Sahel et de l’Afrique du Nord.

À la lumière de ces éléments, les coulisses des discussions onusiennes à Genève semblent traduire une dynamique de plus en plus favorable à l’option politique pragmatique défendue par le Maroc. Pour de nombreux analystes, cette évolution pourrait marquer l’entrée du dossier du Sahara dans une nouvelle phase, orientée vers la recherche d’un règlement concret, capable de mettre fin à des décennies d’immobilisme et d’ouvrir la voie à une stabilité régionale longtemps attendue.

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