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Dans un contexte de guerre au Moyen-Orient opposant les États-Unis à l’Iran, de nombreuses interrogations ont émergé au sein de l’opinion publique quant aux répercussions des tensions géopolitiques sur l’économie mondiale en général, et sur l’économie marocaine en particulier.
Ces développements militaires ne peuvent être perçus comme une affaire strictement régionale. Ils constituent un facteur déterminant susceptible d’engendrer des effets négatifs qui dépassent les frontières du Moyen-Orient et touchent des économies voisines, voire géographiquement éloignées.
La question qui se pose désormais est la suivante : dans quelle mesure cette guerre régionale pourrait-elle affecter le Maroc, notamment sur le plan économique ? D’autant plus que l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde, le détroit d’Ormuz, voit transiter une part significative des exportations de pétrole et de gaz en provenance des pays du Golfe vers le reste du monde. Un point névralgique qui inquiète les marchés internationaux en raison de sa localisation sur les côtes méridionales de l’Iran.
Dans ce contexte, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a apporté des éléments de réponse lors d’une intervention sur la chaîne française BFM. Elle a souligné que « le Maroc fait partie des chaînes économiques mondiales, notamment en tant qu’importateur d’hydrocarbures », tout en assurant que le Royaume est préparé à faire face à d’éventuels chocs économiques.
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La ministre a également indiqué que les responsables du secteur ont mis en place un plan d’action anticipant une éventuelle prolongation de la crise dans la région, précisant que le ministère mise sur l’efficacité de ce dispositif dans les semaines à venir.
Concernant l’hypothèse d’un conflit qui se prolongerait au-delà de quatre ou cinq semaines, Nadia Fettah a rappelé que le projet de loi de finances repose sur un prix de référence du pétrole fixé à 65 dollars le baril. Quant au gaz, essentiel à la consommation domestique, son impact potentiel serait, selon elle, limité et maîtrisé, les éventuelles répercussions devant être absorbées grâce aux ressources financières publiques.




