A LA UNEACTUALITE

Le palais d’Ich met en lumière l’écart : une aventure militaire algérienne avortée face à la fermeté marocaine et à une maîtrise calculée de soi

Le palais d’Ich met en lumière l’écart : une aventure militaire algérienne avortée face à la fermeté marocaine et à une maîtrise calculée de soi

ALDAR/ Iman Alaoui

Une fois encore, le régime militaire algérien se retrouve à éprouver les limites de la patience marocaine à travers des manœuvres de terrain confuses, qui ne changent rien à la réalité si ce n’est mettre à nu la logique d’aventure qui guide sa conduite. À l’oasis du palais d’Ich, des éléments de l’armée algérienne ont tenté de créer une situation de fait anormale par une incursion limitée, accompagnée de la pose de marques blanches et de pierres suggérant un tracé unilatéral de la frontière. Une initiative dépourvue de tout fondement juridique ou politique, révélant davantage la fébrilité de la décision que la solidité d’une position.

Ce mouvement algérien, qui s’apparentait à un test de réaction à visage découvert, s’est heurté à une réponse marocaine rapide et ferme. Des unités des Forces armées royales se sont déployées avec assurance et discipline, imposant le contrôle du terrain sans tapage et contraignant les éléments infiltrés à se replier au-delà de la frontière. La réaction marocaine n’a pas relevé de la démonstration de force, mais d’une affirmation calme d’une équation claire : la souveraineté se protège, et les frontières ne se dessinent ni par des marques improvisées ni par des initiatives unilatérales.

Après leur retrait, les forces algériennes ont procédé à la pose de marques blanches derrière la ligne frontalière, de leur côté, dans une scène qui résume une fuite vers le symbolique après l’échec sur le terrain. Un geste interprété par des observateurs comme une tentative de fabriquer un récit interne destiné à masquer la réalité des faits, alors que la situation a été tranchée sans le moindre accrochage ni escalade, à un coût minimal. Un constat qui illustre le professionnalisme de l’institution militaire marocaine et sa capacité à faire preuve de retenue dans les moments les plus sensibles.

Cet épisode ne peut être dissocié d’un contexte plus large. Le régime militaire algérien, en proie à de lourdes crises internes d’ordre politique et économique, a pris l’habitude d’exporter ses tensions vers l’extérieur chaque fois que l’étau se resserre. Mais le pari sur des gesticulations frontalières à forte charge symbolique pour déstabiliser le Maroc démontre, une fois de plus, son échec. Rabat traite ces provocations avec une logique d’État, non par des réactions impulsives, consciente que la protection des frontières ne signifie pas s’engager dans des aventures hasardeuses.

À l’inverse, l’armée marocaine offre un modèle différent de gestion des crises frontalières : une préparation opérationnelle constante, une fermeté décisionnelle et une discipline qui empêchent toute dérive vers l’escalade. Le message issu du palais d’Ich est sans ambiguïté : le Maroc est fort par son armée, sûr de ses frontières et n’a nul besoin de provoquer des crises pour l’affirmer. Il impose la réalité par le droit et la souveraineté, non par des marques temporaires ou des manœuvres provocatrices.

L’incident du palais d’Ich rappelle ainsi une vérité constante : chaque fois que le régime militaire algérien opte pour la logique de la provocation, il se heurte à un État qui sait maîtriser le tempo de la riposte, trancher sur le terrain sans vacarme et fermer la porte à toute tentative d’imposer un fait accompli en dehors de la légalité. Entre une aventure éphémère conclue par un retrait et une fermeté sereine qui a désamorcé l’incident à sa naissance, l’écart apparaît clairement entre une mentalité en quête de tension et une autre qui protège la souveraineté avec confiance et responsabilité.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page